22.12.2009
Un monde de décérébrés?
par Léon Rozenbaum
Tout se passe comme si certains effets de la révolution informatique et de l'inflation de l'image et du son étaient devenus dévastateurs pour la pensée et l'affectivité humaines. Les limites sont devenues très floues entre le monde virtuel et le monde réel. Le monde du spectacle qui a envahi presque tous les instants de notre vie, joue sur les sentiments et n'est plus clairement discernable de la transmission pervertie des faits, manipulatoire des sentiments.
On ne distingue plus entre le mensonge absolu, la fabrication de fausses nouvelles, le mensonge par omission, qui est peut-être pire, et un rapport honnête et authentique de faits avérés. Puisque la console de jeu est aussi une fenêtre sur le monde, et en même temps notre lieu de travail, beaucoup se sont perdus en chemin.
Dans ce monde où les fantasmes ont pris le dessus, la pensée ne peut plus éclore et de nouveau ribotent les pires démons des pulsions humaines.
Mais d'autres repères encore sont tombés: l'on ne sait plus qui est véritablement créateur de richesse. L'immense réservoir humain que constitue la Chine est devenu l'atelier esclavagiste du monde. L'Europe, jusqu'il y a peu, vitrine de la planète, se vautre dans la jouissance et ne croit plus à rien et surtout pas au travail: La faillite n'est pas loin. Même aux USA, l'inventivité et l'esprit d'entreprise fléchissent et l'ère Obama, apparaît de plus en plus comme une tentative de s'aligner sur le défaitisme et la mollesse européens. Partout les marchands d'illusion font flores.
La civilisation islamique, empêtrée dans ses contradictions et son incapacité majeure à accepter l'altérité, celle de la femme, celle de l'étranger, celle du différent, celle de l'"autre", s'engouffre dans ces failles pour donner libre cours à son impérialisme et son triomphalisme coutumiers et croit son heure venue alors que ce qu'elle propose au monde est une rétrogradation dramatique au 7ème siècle, génératrice de sexisme, d'esclavagisme et de sous-développement.
C'est précisément parce que la civilisation d'Israël prend depuis 3500 ans le contre-pied de l'idolâtrie, qu'elle dénonce avec constance le culte de l'image qu'elle se trouve en butte à des attaques généralisées, différenciées sur tous les registres à la fois, et dont le caractère massif, planétaire, a de quoi impressionner.
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