Untitled Document
Recommandez ce site Archives Liens contactez-nous Accueil
   
Articles récents
la base juridique du blocus maritime
par Prof. Ruth LAPIDOT
Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose… (Goebbels)
par Léon Rozenbaum
lettre a un ami reste en exil
par Gad HIDEKEL
Vous mentez….
par Léon Rozenbaum
LE SCHISME
par Léon Rozenbaum
QUE CHERCHE DONC OBAMA?
par Léon Rozenbaum
Nothing new under the sun
par Léon Rozenbaum
Sauver l’Occident de ses démons
par Léon Rozenbaum
Archives
30.11.2009
Les renégats d'Israël
par Léon Rozenbaum

L'affaire Goldstone vient nous rappeler de façon frappante que la trahison de certains Juifs peut entraîner des effets pervers pour le peuple d'Israël tout entier, et souvent causer mort d'hommes. Comme cette tendance à pactiser avec l'ennemi sur le dos de ses frères semble être devenue un système chez de nombreuses personnes qui en outre, ont saisi qu'en période d'antisémitisme aigu, cela pouvait être rentable, s'est développée une véritable industrie de la délation d'Israël au sein du Peuple Juif que ne vient contrebattre que très rarement un système israélien d'information généralement insuffisant.

Or, d'une manière générale, le souvenir des souffrances endurées durant le long exil, conduit les Juifs contemporains et notamment les Israéliens à un défaut complet de réaction face à des actes, des publications mensongères, des fabrications de fausses nouvelles, des distorsions des faits historiques les plus patents et des provocations au meurtre de plus en plus clairement tournés vers l'annihilation de la souveraineté juive voire de la vie collective ou individuelle des Juifs.
Un trop grand nombre de pseudo-universitaires israéliens, d'ailleurs souvent d'un niveau scientifique douteux, campés derrière une conception fort contestable de l'"indépendance universitaire" et à l'abri de leur confortables émoluments sur fonds publics, s'autorisent des sorties assassines sur le Gouvernement et la société israélienne, déversent impunément les pires calomnies sur l'Armée de Défense d'Israël et remettent en cause, à partir de raisonnements oiseux, le déroulement de l'Histoire Juive voire l'existence historique même du Peuple d'Israël.
Ce faisant, ils s'assurent immédiatement un formidable écho dans tout l'Occident chrétien et le monde arabo-musulman de plus en plus friands de calomnies anti-juives et anti-israéliennes proférées par des Juifs, ce qui, croient-ils, les mettrait à l'abri de l'accusation justifiée d'antisémitisme. Mais cette soudaine "célébrité" sulfureuse leur donne également l'assurance de nombreuses invitations à des colloques, des conférences, des publications, des cours à la fois juteux et valorisants pour l'ego, à travers le monde.
Une autre version un peu différente mais identique par ses effets existe en Diaspora: les "alter-juifs" dont l'identité juive réduite au minimum n'a de consistance que dans le prétexte qu'elle leur donne de cracher impunément, croient-ils, les pires mensonges contre Israël et le Peuple Juif, et s'assurer ainsi la considération recouvrée des personnes, des collègues, des voisins qui les entourent dans les pays d'Occident où ils vivent et où la "pensée unique" pour ne pas dire la langue de bois, sont devenus les plus puissants vecteurs de l'antisémitisme revigoré.
Durant les siècles d’exil, ces phénomènes étaient, hélas, déjà connus et les Sages avaient développé un arsenal de sanctions allant de la non comptabilisation au Minian, le quorum liturgique, à l’interdit et l’excommunication contre les Juifs convaincus d’avoir nui volontairement à leur peuple et ce, après le déroulement d’une procédure judiciaire devant le Beth Din, le Tribunal Rabbinique, offrant des garanties aux droits de la défense. Ces sanctions très efficaces dans les sociétés fermées du moyen-âge et même jusqu’au 19ème siècle, sont devenues quasi inopérantes dans les sociétés ouvertes contemporaines. Mais en outre notre génération qui suit celle de la Shoa répugne particulièrement à prendre des mesures de division au sein du Peuple Juif et souvent préfère « encaisser » sans rien dire ou en traitant par le mépris ces ennemis de l’intérieur. Par ailleurs le vent de liberté qui accompagne depuis toujours l’espérance juive d’un monde apaisé où le Retour des Juifs dans leur antique patrie avec l’approbation des Peuples serait comme le signe même d’une réconciliation de l’Homme avec lui-même, permet si peu d’envisager de limiter le droit à l’expression, même des stupidités, que l’idée que peut-être nous soyons conduits à bâillonner qui que ce soit, nous fait généralement préférer le silence ou l’exigence d’un vrai débat intègre où croyons-nous, nos arguments et nos droits ne peuvent que convaincre les personnes de bonne foi.
Force est pourtant de constater que la bonne foi semble de plus en plus bannie du monde actuel et qu’au contraire, d’année en année, c’est le sensationnalisme larmoyant, la victimisation sélective et la détestation d’Israël qui l’emportent dans les journaux, les médias et chez les politiques de l’Occident. Les débats sont truqués, les dés sont pipés, le spectacle est toujours le même et le coupable connu d’avance.
Or justement, ceux qui ont tant soit peu étudié l’enchaînement dramatique qui a précédé la Shoa savent que le meurtre sélectif de masse d’un tiers du Peuple Juif a commencé par la délégitimation et la déshumanisation des Juifs durant surtout les années 20 et 30 du vingtième siècle. Nous n’avons donc pas le droit de rester immobiles devant le retour massif, à l’échelle mondiale, de ces phénomènes sociaux et surtout de ne rien faire contre leurs complices et leurs artisans en notre sein.
L’arsenal législatif israélien existant prévoit la peine de mort pour trahison à l’égard de personnes agissant en vue de soustraire à l’autorité de l’Etat tout ou partie de son territoire. Vu la pratique de très nombreux israéliens depuis la période des Accords d’Oslo, on peut presque dire que ce texte légal est pratiquement tombé en désuétude.
Il faudrait donc, pour commencer, une nouvelle prise de conscience de la nécessité d’un renouveau de l’arsenal législatif de défense de l’Etat d’Israël et de ses institutions face aux calomniateurs de l’extérieur et de l’intérieur. Mais aussi un renouveau de l’application de la Halacha, la loi juive traditionnelle dans les cas où des Juifs font cause commune avec nos pires ennemis. Le libéralisme actuel est devenu un dangereux laxisme. Les professeurs d’université convaincus de trahison médiatique devraient être privés de leurs revenus payés par le contribuable israélien. Les pseudos religieux en caftan qui vont se prosterner devant Ahmedinajad en le congratulant pour ses menaces de rayer Israël de la carte, doivent être au minimum privés de citoyenneté israélienne, s’ils la possèdent, et interdits de sépulture juive.
Certes, tous ces renégats doivent être jugés en fonctions de critères objectifs et bénéficier de garanties pour leur défense. Mais on ne peut plus laisser les choses aller sur leur erre. Cette réaction tant attendue serait du meilleur effet sur les Juifs de la Diaspora qui à leur tour trouveraient enfin la force de traiter leurs « alter-juifs » comme il convient.
Cette véritable « collaboration » au sens de l’occupation de la France par les nazis, des Juifs renégats n’exonère pas la responsabilité des antisémites parmi les non-juifs et il n’y a pas de différence, de ce point de vue, entre ceux qui oblitèrent les droits individuels des Juifs et ceux qui dénient leurs droits collectifs en tant que Nation dans leur Pays.
L’une des plus grandes difficultés que les Juifs conscients doivent affronter est celle de savoir lire le temps historique qu’ils traversent : sommes-nous dans un temps d’apaisement où la modération et la liberté même pour nos adversaires soit de mise, ou sommes-nous dans un temps de tension où au contraire nos aspirations habituelles à l’harmonie et la compréhension entre les hommes deviennent, lorsqu’elles agissent à contretemps, des menaces sérieuses pour notre présent et notre avenir?
La réponse est de plus en plus claire pour ceux qui n’appliquent pas la politique de l’autruche. L’Ecclésiaste nous rappelle qu’il est un temps pour aimer et un temps pour haïr, un temps pour la paix et un temps pour la guerre. Fasse le ciel qu’un nombre suffisant de Juifs ne se trompent plus d’époque.

Leon ROZENBAUM



redaction@sourceisrael.com

© SourceIsrael 2002 - Conception visuelle [@] Atarim