Untitled Document
Recommandez ce site Archives Liens contactez-nous Accueil
   
Articles récents
la base juridique du blocus maritime
par Prof. Ruth LAPIDOT
Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose… (Goebbels)
par Léon Rozenbaum
lettre a un ami reste en exil
par Gad HIDEKEL
Vous mentez….
par Léon Rozenbaum
LE SCHISME
par Léon Rozenbaum
QUE CHERCHE DONC OBAMA?
par Léon Rozenbaum
Nothing new under the sun
par Léon Rozenbaum
Sauver l’Occident de ses démons
par Léon Rozenbaum
Archives
18.01.2009
Gaza 2009
par Léon Rozenbaum

Alors même que l’ensemble de l’Occident sait pertinemment que l’opération dans la région de Gaza de l’Armée de Défense d’Israël constitue un acte de légitime défense parfaitement justifié, après plusieurs années d’attaques à la roquette et au missile sur les villes et les villages du sud d’Israël, sans riposte, l’hostilité haineuse à l’égard de notre pays et de notre peuple ne se dément pas dans de larges secteurs de l’opinion européenne et américaine.

Il faut certes éviter plus que jamais les généralisations, La France, la Grande-Bretagne et l’Espagne paraissant relativement isolées, même en Europe, dans leur anti-ísraélisme prononcé. En outre, dans chacun de ces pays, existent également de forts courants de soutien sincère à Israël.

Deux faits méritent d’être signalés : d’abord que lorsque existe un très large consensus en Israël quand à la justification d’une opération militaire, ce qui est très largement le cas aujourd’hui, le soutien international est infiniment plus large et les efforts de propagande ennemis, quoique fortement encouragés et adulés par des médias pervertis, ne réussissent pas totalement à tromper l’opinion.
Le second est que la compréhension des efforts exceptionnels déployés par notre armée, avec une réussite remarquable, pour ne détruire que les nids terroristes situés au cœur des villes en faisant un minimum de victimes parmi les non-combattants, pour l’instant, ne « passe pas » ni les écrans , ni les titres des journaux.

Le droit de la guerre lui-même prévoit qu’un belligérant est en droit de riposter à une attaque armée émanant d’un lieu civil. Ainsi Tsahal était parfaitement fondé à détruire une cellule terroriste qui tirait sur un détachement de nos soldats depuis le toit d’une école de l’UNRWA, cette agence spécialisée de l’ONU qui depuis 60 ans discrimine entre les « réfugiés palestiniens »(1) et tous les autres réfugiés dans le monde.

Dans ces cas là, la responsabilité des victimes civiles repose sur ceux qui s’en sont servis comme boucliers vivants, en contravention formelle aux conventions de Genève qui forment la base du droit humanitaire.

La grande erreur est cependant de continuer à faire semblant de considérer ce conflit comme un affrontement classique. Car rien n’est plus inextricable qu’un conflit entre adversaires dont aucun ne reconnaît la légitimité de l’autre. Or la confusion si savamment entretenue sur le véritable enchaînement des événements historiques, en dernière analyse, ne profite qu’aux ennemis d’Israël.
La Terre d’Israël (rebaptisée:"Palestine" par le conquérant romain) est le berceau de la civilisation d’Israël depuis trois millénaires et demi. Israël est un peuple qui a vécu depuis l’antiquité, souverain dans son pays, tout en développant une foi révolutionnaire, celle de choisir comme constitution la morale elle-même, comme conséquence de la découverte du D.ieu unique. C’est la conquête romaine qui a détruit le second royaume de Judée et accéléré la dispersion juive (Diaspora).

Pourtant Les Hébreux, devenus les Juifs, c’est à dire les héritiers des Hébreux greffés sur le paysage d’autres peuples, sont restés attachés à leurs principes et à leur patrie, plus qu’aucun autre peuple. Il n’est pas un calendrier liturgique dans le reste de l’humanité qui soit centré sur la patrie comme celui des Juifs, y compris celui des Juifs exilés.

Bien qu’une présence juive continue soit attestée en Israël depuis la plus haute antiquité jusqu’aujourd’hui, le pays a été envahi et colonisé successivement et sans entrer dans le détail, par Rome, Byzance, les Arabes, les Croisés, les Turcs et les Anglais. La plus authentique des décolonisations est celle qui en 1948, a rétabli la souveraineté juive. Ceux qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui : « les Palestiniens » sont en réalité les « pieds noirs » établis sur notre sol à la botte des différents conquérants mais surtout, pour le plus grand nombre, par l’accès illégal dans la Palestine mandataire en provenance des pays arabes voisins, à partir de 1920.

En 1922 le Colonial Office britannique a déjà opéré un partage inégal de la Palestine mandataire, offrant les 3/5 aux Arabes (territoire palestinien qui est devenu le Royaume de Jordanie), les 2/5, le territoire palestinien à l’ouest du Jourdain demeurant ouvert au retour des Juifs, jusqu’aux trop célèbres « livres blancs » de 1936 et 1939, limitant strictement puis prohibant l’entrée des Juifs dans leur antique patrie, aggravant ainsi l’entreprise criminelle des nazis.
C’est la lutte des partisans Juifs (appelés à l’époque : « Palestiniens ») qui a mis fin au régime colonial britannique. Le vote de l’ONU du partage de la Palestine occidentale n’a pas « créé » l’Etat d’Israël : il a sanctionné le droit inaliénable du Peuple Juif à l’indépendance nationale dans sa patrie historique. D’ailleurs sans la vigoureuse et héroïque résistance opposée par ces partisans mal armés et peu aguerris devenus en une nuit l’Armée de Défense d’Israël, à l’agression immédiate des armées de cinq Etats arabes pour tuer dans l’œuf l’Etat d’Israël renaissant, ce vote aurait été sans aucun effet.

L’Etat palestinien arabe nouvellement créé, la Jordanie, s’est alors emparé de la Judée et de la Samarie (la Cisjordanie), l’Egypte occupant Gaza et un corridor reliant cette ville au Sinaï.
Un afflux de réfugiés Juifs, dont une grande partie expulsés des Pays arabes sont alors venus renforcer les rangs de l'Etat Hébreu, tandis qu'un nombre à peu près équivalent d'Arabes fuyaient Israël, escomptant y revenir sur les ailes des armées arabes, qu'avec beaucoup de vraisemblance, ils escomptaient victorieuses.
Pendant dix-neuf ans, de 1948 à 1967, les Arabes de Palestine ont vécu soit sous la loi jordanienne, soit sous la loi égyptienne soit sous la loi israélienne.
L'irrédentisme arabo-musulman ne s'est toutefois pas démenti et dès les premières années, ceux qu'on appelait alors les "fedayouns" semaient la terreur par des coups de main en Israël assassinant par centaines des Israéliens innocents. Du point de vue israélien, la guerre de 1956 contre l'Egypte, n'avait que peu en commun avec l'expédition néo coloniale franco-britannique: il s'agissait de faire cesser la guérilla contre sa population civile et de débloquer le port d'Eilat sous blocus égyptien. En mai 1967, une coalition des pays arabes décida de frapper un grand coup pour éliminer définitivement l’Etat juif: elle rassembla une très puissante armée dans le Sinaï, sur le Golan, et en Cisjordanie. Aux forces égyptiennes, syriennes et jordaniennes se joignirent des contingents irakien, soudanais, koweitien et algérien. Le Président égyptien Nasser déclara : « notre objectif sera la destruction d'Israël. Le peuple arabe veut se battre. » Cependant la frappe aérienne préventive du 5 Juin 1967, permit à Israël de desserrer l'étau autour de son cou et entraîna la libération de toute La Terre d"Israël occidentale, y compris une partie du plateau du Golan, et le Sinaï, jusqu'alors territoire ottoman militairement occupé par l'Egypte (et reconnu comme tel par l’Egypte) depuis 1911. Sous administration israélienne, la Judée, la Samarie et Gaza prospérèrent. Le niveau de vie augmenta très sensiblement, la mortalité infantile, les maladies contagieuses, la misère diminuèrent fortement. La doctrine officielle était celle selon laquelle ces territoires étaient de gages qui seraient abandonnés en échange de la paix, alors qu’un courant puissant dans le peuple souhaitait trouver un aménagement avec la population arabe dans le cadre d’une future souveraineté israélienne sur toute la Palestine occidentale.

Le développement économique remarquable d’Israël entraîna progressivement l’émergence d’une classe bourgeoise, de plus en plus détachée de ses sources juives et hébraïques qui se mit à singer l’Occident chrétien laïcisé au point non seulement d’adopter l’approche perverse, liée à la Shoa et aux relations ambigües de civilisation entre la Chrétienté et le Peuple Juif, avec laquelle l’Occident voit généralement les rapports entre l’Etat d’Israël et les Arabes palestiniens, mais encore au point de se croire obligée d’en faire plus.
Déjà la « paix » (2) israélo-égyptienne de 1977 procédait d’un abandon colossal d’Israël sur le Sinaï, territoire ottoman, qu’en vertu de la théorie de droit international de la « succession d’Etat » Israël avait les meilleures chances de faire reconnaître comme sien, si la règle de droit avait été respectée ou seulement évoquée.
Mais les « Accords d’Oslo » de 1993 par lesquels Israël reconnaissait officiellement une organisation terroriste acharnée à sa destruction et au massacre de sa population et lui remettait de larges pans de sa patrie historique qui aussitôt servirent de base avancée au terrorisme le plus sauvage contre le Peuple d’Israël, consacrèrent le summum de ce délire suicidaire par une classe dirigeante de plus en plus coupée du peuple, de son Histoire, de ses valeurs.
Une telle attitude générale, illustrée notamment par le laxisme au niveau de la guerre médiatique, l’évacuation précipitée du sud-Liban, la seconde guerre du Liban mal gérée et mal orchestrée, a été interprétée non seulement par les voisins arabes mais aussi dans le monde musulman tout entier et en Occident comme une faiblesse insigne de notre Etat et de notre armée. L’expulsion forcée des habitants juifs et la destruction physique du Goush Katif, une ville et des villages établis au nord de la frontière entre l’Egypte et la bande de Gaza devait convaincre définitivement le Hamas que le bombardement quotidien des villes et villages d’Israéliens faibles et désemparés n’entraineraient d’autres conséquences que sa victoire prochaine.
Certes, l’opération en cours a largement remis les montres à l’heure, personne ni dans le monde arabe ni ailleurs ne pourra plus s’illusionner sur la crédibilité de TSAHAL. Toutefois la sortie de crise telle qu’elle se dessine manifeste une fois encore les mêmes errements : une inutile représentation à Sharm El Cheich avec Moubarak et l’Administration américaine à laquelle sont invitées à participer quelques « têtes couronnées » européennes pour une pétition de principe aussitôt démentie par les faits. Tout territoire d’Eretz Israël concédé par Israël est aussitôt utilisé comme base avancée pour l’élimination de la souveraineté juive. C’est la raison pour laquelle La Cisjordanie se trouve en réalité sous le contrôle sécuritaire d’Israël. Tant qu’il ne sera pas de même à Gaza, les mêmes causes entraîneront les mêmes effets. Eretz Israël doit se trouver placée sous souveraineté israélienne. Dans ce cadre, tout est possible y compris une vie tranquille pour la population arabe. Hors de ce cadre c’est la perpétuation des tentations génocidaires. Plus tôt cela sera compris et mieux cela vaudra.

* Léon ROZENBAUM est avocat à Jérusalem .Il est président d’honneur de l’association des immigrants de France en Israël.

(1)Le terme de réfugiés palestiniens est entre guillemets parce qu’après 61 ans, il est évident que leur non-reclassement dans des pays dont ils partagent la langue, la religion et les traditions est le fruit d’une politique délibérée destinée à perpétuer la misère, la haine et le ressentiment contre les Juifs et à faire durer la guerre. L’UNRWA dispose depuis plus de 60 ans de fonds internationaux considérables, sans aucun rapport avec les sommes mises à la disposition des réfugiés dans d’autres foyers de tensions dans le monde, et sans jamais contribuer à une résolution du conflit avec Israël, au contraire.

(2)Le traité israélo-égyptien qui exclut dans les faits le tourisme égyptien en Israël, les échanges culturels et même les visites officielles égyptiennes sur le sol israélien ressemble à tout sauf à un véritable accord de paix.

redaction@sourceisrael.com

© SourceIsrael 2002 - Conception visuelle [@] Atarim